Archive for Yasujiro Ozu

04 mai 2007

Le sake japonais: la boisson des dieux

No Comments Yasujiro Ozu

Souvent appelé « la boisson des dieux » par les japonais eux-mêmes, le saké est fabriqué à partir de riz, d’eau, de « kaji-kin » (une enzyme) et de levure avec un contenu d’environ 15% d’alcool.
Le saké est brassé comme la bière et se sert comme un vin accompagnant le repas. Les meilleurs saké sont généralement servi frais alors que les saké de moins bonne qualité se servent tièdes.

Comme beaucoup de choses touchant à la culture japonaise, on pense que le saké vient de Chine. Ses plus lointaines origines remonteraient aux années -4800 av JC, dans la vallée jouxtant le fleuve Yangtze. Le saké serait ensuite apparu au Japon vers le 3ème siècle, à une époque où les japonais découvraient la riziculture.
Vers la fin du 7ème siècle, le saké devint plus raffiné et un département « saké impérial » fut même créé à la cour japonaise.
A la fin du 19ème siècle, alors que les connaissances se développaient dans les domaines de la chimie, de l’utilisation des levures et des contrôles sanitaires, la qualité de cette boisson de développa considérablement. Le ministère des finances créa même un centre de recherche sur le saké.

Lire la suite sur www.lejapon.org

Avis 3.00 sur 5
[?]
01 mai 2007

1er mai : « Le Goût du saké »

No Comments Yasujiro Ozu

(Sanma no aji)


Film de Yasujiro Ozu – Japon – 1962

Réalisateur et scénariste : Yasujiro Ozu
Scénariste : Kôgo Noda
Producteur : Shizuo Yamanouchi
Compositeur : Kojun Saitô
Directeur de la photographie : Yuuharu Atsuta
Monteur : Yoshiyasu Hamamura
Société de production : Toho Company Ltd
Interprétation : Chishu Ryu, Shima Iwashita, Keiji Sada, Mariko Okada, Teruo Yoshida, Noriko Maki, Shinichirô Mikami, Nobuo Nakamura, Eijirô Tono, Kuniko Miyake, Kyôko Kishida, Michiyo Kan


Synopsis
Un père, veuf, cadre dans une entreprise industrielle vit avec sa fille et son dernier fils. Le soir, après le travail, il retrouve ses amis pour boire du saké dans un café où ils ont leurs habitudes. L’un d’eux lui propose un gendre pour sa fille. Il prend alors peu à peu conscience que sa fille est en âge de se marier et qu’il doit, au risque de se retrouver seul, libérer sa fille de son emprise paternelle.

D’abord, cédant à son angoisse de la solitude et à son égoïsme, il nie la nécessité du mariage mais l’évènement devient inéluctable lorsqu’il croise la fille d’un de ses anciens professeurs, qui a sacrifié sa jeunesse pour s’occuper de son père.



Critique par Sylvain Gastal
www.iletaitunefoislecinema.com

Le Goût du Saké (traduction approximative, mais fidèle à l’esprit ; le titre original désignant le goût d’un poisson, tout aussi représentatif du Japon que ne l’est l’alcool de riz) est le dernier film de Yasujiro Ozu. Il ressemble fortement à un film réalisé quatre ans plus tôt : le très beau Fleur d’équinoxe. Il y est toujours question d’un mariage et des rapports qu’il implique entre un père et sa fille. Formellement, les films déploient une même atmosphère mélancolique : en ce sens, Le Goût du Saké clôt l’œuvre en couleur de la même manière que Fleur d’équinoxe l’avait ouverte.

Il est néanmoins intéressant de voir ce qui a changé entre les deux film, afin de saisir l’écart entre les deux, par exemple au niveau de la question du bonheur. Ce mot est très utilisé dans les deux films : il désigne ce que les parents souhaitent plus que tout à leurs enfants. Mais les conditions du bonheur ont changé. Dans Fleur d’équinoxe, le père associait l’idée de bonheur au confort : l’important était que le mari dispose d’une richesse suffisante pour qu’il n’y ait plus de soucis à se faire. Dans Le Goût du Saké, le bonheur est désormais rattaché à la liberté de l’Amour : l’important est de se marier avec l’homme désiré. Ce changement va de pair avec la deuxième grande différence : le statut donné au père. Celui du Goût du Saké n’est plus aussi viril, dominant, que le précédent. Ce n’est plus le guerrier, le samouraï : il a accepté la défaite. Le choix de l’acteur Chishu Ryu est fondamental : son physique et son jeu teintent le personnage d’une réelle douceur. On pourrait dire : une douceur quasi féminine.

C’est que le film poursuit directement l’idée déployée dans Fleur d’équinoxe : il y a eu renversement entre la figure féminine et la figure masculine. Désormais, il faut chercher la domination du côté des femmes. Ainsi, la première partie du film nous montre que la femme a, en quelque sorte, pris les choses en main : c’est elle, maintenant, qui dirige la famille, qui a les pieds sur terre. C’est elle qui fait figure d’autorité. Les hommes paraissent plus passif : soit ils sont enfantins, soit ils deviennent vieux.

Le film part de ce constat pour construire une des deux idées majeures qui le traversent : il n’y a pas de progrès, juste des changements. Fleur d’équinoxe suggérait déjà cela, par moments, mais Le Goût du Saké l’approfondit, en nous montrant que le renversement de la figure d’autorité n’implique pas une meilleure compréhension entre hommes et femmes. C’est particulièrement le cas dans deux scènes, à la structure triangulaire. La première montre le moment où un ami du jeune couple, formé par Koichi et Akiko (respectivement mari et femme), vient leur rendre visite pour les pousser à acheter des clubs de golf. On saisit très bien, dans le triangle qui se forme, comment prend place l’autorité d’Akiko. Si bien qu’au bout d’un moment, l’ami comprend bien la situation et s’adapte : Koishi étant exclu de la discussion, il s’adresse directement à Akiko pour vendre ses clubs ! La deuxième, qui prend en quelque sorte le contre-pied de la précédente, est située beaucoup plus loin dans le film. Il s’agit de l’annonce que Shuhei et Koishi (respectivement : le père et le frère de la jeune femme) font à Michiko : l’homme qu’elle aime est déjà fiancé, il n’y a donc aucun espoir de mariage entre eux. Le fait qu’un tel épisode aurait pu être évité donne toute sa tension à la scène : les deux hommes sont saisis d’une certaine culpabilité, car ils semblent malgré eux lui imposer quelque chose.

Ces deux scènes sont ambivalentes. D’une certaine manière, Akiko rappelle à Koishi qu’ils ne peuvent se permettre d’acheter tout ce qu’il leur plait, et on peut dire que Shuhei a accompli son devoir de père en s’inquiétant du mariage de sa fille. Mais dans les deux cas, l’incompréhension demeure : Akiko ne sait pas voir les désirs de son mari, Shuhei et Koishi n’ont pas su voir à temps l’amour qui animait Michiko. Même si chaque scène aura sa propre résolution, le fait est qu’Ozu nous montre que, malgré les bouleversements opérés dans la société, le fond des choses n’a pas changé. C’est pourquoi le film, sans être pessimiste, est marqué d’une profonde tristesse.

En outre, Ozu place de nouveau la question de l’Amour en dehors des aspects sociaux du mariage : on ne sait si Michiko a accepté de se marier par amour ou pour céder à son père, malgré que celui-ci lui ait laissé le choix. Cet aspect éclate lors de la découverte de la mariée en costume traditionnel : sa mine est complexe, ses sentiments imperceptibles.

La deuxième idée majeure du film est assurément le problème de la vieillesse. Ce thème, présent en filigrane dans un certain nombre de films d’Ozu, prend ici une proportion qui le place au cœur du film. L’obligatoire scène de discussion entre amis à l’auberge pose la question ainsi : la puissance d’un homme ne faiblit-elle pas avec l’âge ? Une autre discussion, plus tardive mais au même endroit, abordera même l’idée de la mort (sur le ton d’une blague) : le ton est donné !

C’est au travers du personnage d’Hyotan, un ancien professeur, et de ses diverses manifestations au cours du film (moment lors desquels il est, le plus souvent, ivre) que Shuhei prend conscience de l’aspect pathétique de la vieillesse. Cette prise de conscience, accompagnée de l’insistance de ses amis, le pousse à marier au plus vite sa fille. Pourquoi cet empressement ? C’est que, dans l’idée d’Ozu, il faut vieillir seul. La vieillesse n’est un problème que lorsqu’elle est donnée en spectacle quotidien à ses propres enfants. C’est ce qui effraie Shuhei et ses amis lorsqu’ils voient Hyotan vivre encore avec sa fille, qui n’a jamais pu se marier.

Que reste-il, alors, à l’homme vieillissant ? Le film donne tout de même une perspective : celle du souvenir. Shuhei se retrouve ainsi pris entre la mémoire de la guerre, lorsqu’il rencontre un ancien de la Marine, et celle de sa femme, à travers les traits d’une jeune serveuse. Ces scènes, formant la dernière partie du film, sont clairement comiques et joyeuses, mais elles ont aussi quelque chose de pathétique : c’est ainsi qu’Ozu nous montre la vieillesse. Et c’est ainsi qu’apparaîtra Shuhei, dans les derniers instants du film, débarrassé de ses soucis, ivre et mélancolique, libre de se souvenir du temps passé pour ses derniers instants à vivre.

www.iletaitunefoislecinema.com

A lire aussi sur Cinéphil’o : Sur deux ou trois images de « Le goût du saké » de Yasujiro Ozu (1962).

Avis 3.00 sur 5
[?]
30 avr 2007

Mardi 1er mai : clôture du cycle Ozu

No Comments Yasujiro Ozu

« Le Goût du saké » clôturera le cycle Ozu.

Avis 3.00 sur 5
[?]
29 avr 2007

24 avril : « Dernier caprice »

No Comments Yasujiro Ozu

(Kohayagawa-Ke no Aki) L’automne de la famille Kohayagawa


Film de Yasujiro Ozu – Japon – 1961
Scénario : Yasujiro Ozu, Tadao Ikeda, Takao Yanai

Réalisateur et scénariste : Yasujiro Ozu
Scénariste : Kôgo Noda
Compositeur : Toshirô Mayuzumi
Directeur de la photographie : Asakazu Nakai
Monteur : Koichi Iwashita
Société de production : Toho Company Ltd
Interprétation : Ganjiro Nakamura (Kohayagawa Banpei), Setsuko Hara (Akiko), Yoko Tsukasa (Noriko), Michiyo Aratama (Fumiko), Keiju Kobayashi (Hisao), Masahiko Shimazu (Masao), Hisaya Morishige (Isomura Eiichirou), Chieko Naniwa (Sasaki Tsune), Reiko Dan (Yuriko), Haruko Sugimura (Katou Shige), Daisuke Katô (Kitagawa Yanosuke), Haruko Togo (Kitagawa Teruko), …


Synopsis
La famille Kohayagawa se prépare à marier la plus jeune fille Noriko et à remarier Akiko. le vieux patriarche Manbei se comporte pourtant bizarrement : il rend visite à son ancienne maîtresse, Tsune ; attitude que sa fille Fumiko lui reproche. Victime d’une attaque, Manbei retrouve pourtant la santé et sa fille renonce à le juger…



Critique par Francesco Capurro
www.iletaitunefoislecinema.com

Réalisé par Ozu vers la fin de sa carrière, Dernier caprice porte en transparence le signe d’une nostalgie latente qui entoure les personnages d’un voile de tristesse. Le temps passe, et le cinéaste s’aperçoit peut-être que sa fin approche. Avec elle, c’est un Japon tout entier qui semble peu à peu devoir être remplacé par une modernité brillante mais obscure, comme les panneaux lumineux qui scintillent dans la nuit au début du film, sur un desquels on lit distinctement : « New Japan ». Ils sont là pour éclairer une vie nocturne faite de bars et de whisky. Un monde qui existe, mais le cinéaste décide vite de le laisser de côté pour aller chercher dans les maisons traditionnelles ce qu’il reste du Japon qu’il connaissait.

Là, il y trouve un vieil homme, Manbei Kohayagawa, le protagoniste du film, qui veut profiter encore du temps qui reste à sa vie, sur le point de se terminer. Le progrès le harcèle, la brasserie à saké dont il est propriétaire risque d’être rachetée par de gros capitalistes, mais il n’a plus envie de résister, de s’en occuper, il s’en échappe dès que possible pour aller rencontrer une femme qu’il avait aimée et qui est revenue à Kyoto ; le dernier caprice qui lui est concédé.

Ozu se sert de ses errements pour nous promener dans le complexe tissu social d’un Japon qui se transforme, en créant des situations limitées où présent et passé se mélangent, se rencontrent, se mêlent comme le font la tristesse et le sourire sur les visages de ses personnages. Mais Ozu sait bien que ce n’est pas possible de fuir le temps qui passe, et le vieux semble constamment rattrapé par le présent, tout en voulant s’enfuir dans son passé. Dans la maison de son amoureuse vit Yuriko, une jeune fille dont il pourrait être le père, qui rêve d’un avenir à l’occidentale. Elle sort avec les Américains, que l’on voit (fait étrange) dans leurs costumes franchir la porte pour la chercher. Peu soucieuse des questions qui regardent la vraie identité de son père, elle cherche seulement à se faire donner un vison qu’elle porterait avec ses robes « modernes » et ses talons.

La famille du vieil homme ne reste pas en aparté : tous essayent de le poursuivre ou de le rattraper. La fille, soucieuse pour sa santé et celle de l’entreprise que son père abandonne trop fréquemment, ne l’épargne pas de réprimandes. Le ton apparemment léger du film est pourtant souvent tâché de préoccupations et d’inquiétudes que les personnages expriment à travers leurs gestes et leurs dialogues. Ces sensations semblent se concrétiser et trouver une sorte d’aboutissement dans l’infarctus du protagoniste. A partir de ce moment, la mélancolie et la conscience de la fragilité de la vie de cet homme prennent le dessus, et lui seul semble vouloir à tout prix y résister. Mais la mort, inévitable, arrive. Silencieuse, hermétique à toute tendance au pathos, elle regagne sa place dans le déroulement des choses. Elle n’est qu’un fait parmi d’autres, qui n’empêche à Yuriko de sortir avec Harry, son nouvel ami américain, regrettant un peu de n’avoir pas eu à temps son étole de vison.

On entre ainsi, à travers un plan sur le cadavre, correctement allongé sur un tatami, dans la dernière partie du film, sûrement la plus étonnante, où Ozu donne au récit un lyrisme auquel on est peu habitué dans ses films. Le jour suivant, autour de la tour du crématoire, dans un décor rural, complètement opposé à celui qui ouvre Dernier Caprice, le Japon traditionnel attend la fumée blanche. Les femmes vêtues en costume traditionnel, à l’arrière plan du cimetière, ralentissent le pas et s’assoient pour donner au film un temps de pause.

Les signes de nostalgie prennent finalement les traits des corbeaux en attente sur les tombes. Un homme et une femme modestes, au bord d’une rivière, commentent la scène tel le choeur d’une tragédie grecque : « Les vieux meurent, les jeunes les remplacent. Le monde est ainsi fait. » Dans la sagesse de leurs mots, on retrouve l’attitude du cinéaste vis-à-vis du monde. Il nous force à voir que la vie, dans tous ses aspects, continue : les hommes s’inquiètent de l’avenir de la brasserie pendant que les femmes pensent à leurs futurs mariages. Ozu prend ses distances, observe la mort sans surenchères dramatiques, sans pourtant jamais céder au cynisme : le vieux, à l’image du Japon d’un temps était peut-être vieux, égoïste, avare et insoucieux, mais difficile de retenir ses larmes : pour lui c’est la fin, déjà la fin.

www.iletaitunefoislecinema.com

Avis 3.00 sur 5
[?]
03 avr 2007

Mardi 3 avril : « Fin d’automne »

No Comments Yasujiro Ozu

Film de Yasujiro Ozu de 1960.

Avis 3.00 sur 5
[?]
01 avr 2007

L’Ozu du 3 avril

No Comments Yasujiro Ozu

Ceux qui pourront venir au cinéma de la Gare malgré les coups de soleil attrapés à la brocante

sont conviés mardi à voir Fin d’automne, un Ozu de 1960.

Rappel : le ciné est suspendu pendant les vacances scolaires pour permettre aux enseignants de cesser d’enseigner et de souffler loin de nos banlieues moroses quoiqu’ensoleillées.

Cette année les vacances scolaires dites de Pâques commencent à la Pâques chrétienne, le dimanche 8 avril.

(Il n’est pas interdit de proposer des séances sauvages les mardis soirs non scolaires, voire d’aller se faire une toile sur d’autres écrans que celui de la Gare.)

Après les vacances, nous aurons doit au Dernier caprice (1961) le mardi 24 avril.

Ensuite il nous faudra délibérer en assemblée générale pour savoir quand projeter Le goût du saké (1962), dernier film d’Ozu. Le mardi suivant le 24 avril tombe le 1er mai, le suivant du suivant tombe le 8 mai, bref la traditionnelle démocratie participative du cinéma de la Gare devra faire ses preuves, comme d’hab.

Avis 3.00 sur 5
[?]
27 mar 2007

Mardi 27 mars : « Bonjour »

No Comments Yasujiro Ozu

L’Ozu du 27 mars 2007 sera « Bonjour »

espièglerie en couleurs et rires féroces sur le thème des Gosses de Tokyo, son premier muet en noir-et-blanc que nous avons vu le 18 décembre : grève de la faim et chantage affectif des 10-12 ans contre leurs parents, mais aussi mégères féroces et ridicules papotant entre voisines.


Pour ceux qui lisent les mails, il s’agit bien du report de l’Ozu de
la semaine dernière, où, entre deux bourrasques de neige, l’assemblée
générale des survivants : Evelyne, Joëlle et le projectionniste ont
décidé après plusieurs réchauffantes gonflottes verveine-citron de ne
pas priver le peuple cinéma du délicieusement kitsch « Bonjour ». D’où
rebelotte cette semaine.

Avis 3.00 sur 5
[?]
20 mar 2007

Mardi 20 mars : « Bonjour »

No Comments Yasujiro Ozu

L’Ozu du 20 mars 2007 sera « Bonjour », espièglerie en couleurs et rires
féroces sur le thème des « Gosses de Tokyo », son premier muet en
noir-et-blanc que nous avons vu le 18 décembre : grève de la faim et
chantage affectif des 10-12 ans contre leurs parents.


(Ah bon, ya pas qu’en Europe ?)

Avis 3.00 sur 5
[?]
13 mar 2007

Mardi 13 mars : « Fleurs d’équinoxe »

No Comments Yasujiro Ozu

Mardi 13 mars 20h30, ce sera Fleurs d’équinoxe (1958), du grand Yasujiro Ozu.


Voir aussi l’article Fleurs d’équinoxe de Wikipedia

Avis 3.00 sur 5
[?]
06 mar 2007

Mardi 6 mars : « Crépuscule à Tokyo »

No Comments Yasujiro Ozu

Film de Yasujiro Ozu, 1957




Voir aussi l’article Crépuscule à Tokyo de Wikipedia

Avis 3.00 sur 5
[?]