Archive for Fred Astaire

14 déc 2010

Entrons dans la danse

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Affiche du film

The Barkleys of Broadway
Film de Charles Walters – USA – 1949

Réalisation : Charles Walters
Producteur : Roger Edens, Arthur Freed
Scénario : Betty Comden et Adolph Green
Photographie : Harry Stradling Sr.
Son : Douglas Shearer
Monteur : Albert Akst
Direction artistique : Edward C. Carfagno, Cedric Gibbons
Musique : Lennie Hayton
Chorégraphie : Robert Alton assisté de Hermes Pan
Décors : Arthur Krams, Edwin B. Willis
Costumier : Irene, Valles
Avec : Fred Astaire, Ginger Rogers, Oscar Levant, Billie Burke, Jacques François, Gale Robbins, George Zucco, Clinton Sundberg, Inez Cooper, …

Résumé
À la sortie d’une grande première, Josh (Fred Astaire) et Dinah (Ginger Rogers) Barkley prennent part à une grande réception où ils rencontrent Jacques Barredout (Jacques François), dramaturge français émigré aux États-Unis. Celui-ci, non fervent des comédies musicales, leur conseille de s’orienter vers la tragédie. Après une expérience pourtant réussie, Josh et Dinah décident de retourner à leurs premières amours en enchaînant sur un final dansé.

Fred Astaire et Ginger Rogers (Josh et Dinah Barkley)

Fred Astaire (Josh Barkley)

Fred Astaire et Ginger Rogers (Josh et Dinah Barkley)

Ginger Rogers, Oscar Levant, Fred Astaire (Ezra Miller, Josh et Dinah Barkley)

Fred Astaire, Ginger Rogers

Avis 3.00 sur 5
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07 déc 2010

Parade de printemps

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Affiche du film

Easter Parade
Film de Charles Walters – USA – 1948

Réalisation : Charles Walters
Producteur : Arthur Freed et Roger Edens
Scénario : Sidney Sheldon, Frances Goodrich et Albert Hackett d’après une histoire de Frances Goodrich et Albert Hackett
Photographie : Harry Stradling Sr.
Son : Douglas Shearer, James Brock
Monteur : Albert Akst
Direction artistique :
Musique : Conrad Salinger, Irving Berlin, Roger Edens
Chorégraphie : Fred Astaire, Robert Alton et Charles Walters
Décors : Edwin B. Willis
Costumier : Irene, Valles
Avec : Fred Astaire, Judy Garland, Peter Lawford, Ann Miller, Jules Munshin, Clinton Sundberg, Richard Beavers, Hector and His Pals, Sara Shane, …

Résumé
New York, 1912. Don Hewes, un dandy en froid avec sa petite amie rencontre dans un bar Hannah Brown dont il s’éprend aussitôt. Il lui promet de faire d’elle une star qui attirera tous les regards, change son nom en Juanita, lui achète des toilettes et lui apprend à danser. Don et Hannah décrochent la vedette d’un spectacle qui commence la veille de Pâques. C’est un triomphe…

Fred Astaire et Ann Miller (Don Hewes et Nadine Hale)

Fred Astaire et Judy Garland (Don Hewes et Hannah Brown)

Judy Garland et Peter Lawford (Hannah Brown et Jonathan «Johnny» Harrow)

Judy Garland (Hannah Brown)

Fred Astaire et Judy Garland (Don Hewes et Hannah Brown)

Fred Astaire et Judy Garland

Avis 3.00 sur 5
[?]
30 nov 2010

Ô toi ma charmante

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Affiche du film

You Were Never Lovelier
Film de William A. Seiter – USA – 1942

Réalisation : William A. Seiter
Producteur : Louis F. Edelman – Columbia Pictures
Scénario : Michael Fessier, Esnest Pagano et Delmer Daves d’après une histoire de Carlos A. Olivari et Sixto Pondal Ríos
Photographie : Ted Tetzlaff
Son : Malcolm Beelby
Monteur : William A. Lyon
Direction artistique : Lionel Banks
Direction musicale : Leigh Harline
Musique : Jerome Kern
Chorégraphie : Val Rasset, Fred Astaire, Nicanor Molinare
Costumier : Irene
Avec : Fred Astaire, Rita Hayworth, Adolphe Menjou, Leslie Brooks, Adele Mara, Isobel Elsom, Gus Shilling, Kathleen Howard, Douglas Leavitt, …

Résumé
Maria, fille du propriétaire d’un cabaret, ne veut pas se marier, au grand désespoir de son père. Celui-ci imagine un stratagème pour la faire changer d’avis : il lui fait envoyer de nombreuses lettres d’amour, lui laissant croire qu’elles viennent d’un admirateur. Coïncidence, Robert Davis, danseur chômeur, sonne à sa porte…

Fred Astaire et Rita Hayworth (Robert Davis et Maria Acuna)

Rita Hayworth (Maria Acuna)

Adolphe Menjou et Fred Astaire (Eduardo Acuna et Robert Davis)

Fred Astaire et Rita Hayworth

Rita Hayworth

Avis 3.00 sur 5
[?]
23 nov 2010

L’amour vient en dansant

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Affiche du film

You’ll never get rich
Film de Sidney Lanfield – USA – 1941

Réalisation : Sidney Lanfield
Producteur : Samuel Bischoff – Columbia Pictures
Scénario : Michael Fessier et Ernest Pagano
Photographie : Philip Tannura
Son : John P. Livadary
Monteur : Otto Meyer
Direction artistique :
Musique : Cole Porter
Chorégraphie : Robert Alton
Décors : Lionel Banks
Costumes : Irene et Robert Kalloch
Avec : Fred Astaire, Rita Hayworth, Robert Benchley, Frieda Inescort, John Hubbard, Osa Massen, Guinn Williams, Ann Shoemaker, Martha Tilton, …

Résumé
Un producteur de spectacles, Martin Cortland, est très sensible au charme de ses danseuses. Pour conquérir l’une d’entre elles, Sheila Winthrop, il décide de lui offrir un bracelet gravé à son nom. Mais la femme du producteur découvre le bracelet et le menace de divorce. Martin demande alors à son chorégraphe Robert Curtis de déclarer que le bracelet lui appartient et qu’il est amoureux de Sheila. Robert veut offrir le bracelet à Sheila mais les choses se compliquent quand il découvre que la belle est fiancée avec un officier de l’armée…

Fred Astaire et Rita Hayworth (Robert Curtis et Sheila Winthrop)

Fred Astaire et Rita Hayworth (Robert Curtis et Sheila Winthrop)

Fred Astaire et Rita Hayworth (Robert Curtis et Sheila Winthrop)

Rita Hayworth

Rita HayworthRita Hayworth

Rita HayworthRita Hayworth

Avis 4.00 sur 5
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16 nov 2010

Swing Romance

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Affiche du film

Second Chorus
Film de Henry C. Potter – USA – 1940

Réalisation : Henry C. Potter
Producteur : Boris Morros
Scénario : Frank Cavett
Photographie : Theodor Sparkuhl
Son : William A. Wilmarth
Direction artistique : Boris Leven
Musique : Artie Shaw
Costumier : Helen Taylor
Avec : Fred Astaire, Paulette Goddard, Burgess Meredith, Artie Shaw, Charles Butterworth, Frank Melton, Jimmy Conlin, Don Brodie, Marjorie Kane, Joan Barclay, …

Résumé
Danny O’Neill (Fred Astaire) et Hank Taylor (Burgess Meredith), trompettistes à l’orchestre universitaire Danny O’Neill’s University Perenials, ratent intentionnellement leurs examens depuis sept ans pour profiter de la mane de l’orchestre. Lors d’un concert, ils rencontrent Ellen Miller
(Paulette Goddard) et s’arrangent pour l’embaucher comme impresario. Les deux hommes rivalisent auprès d’elle en essayant de faire renvoyer l’autre. Artie Shaw vient écouter les Perenials, qui lui ont soufflé plusieurs concerts, et embauche Ellen. Elle essaye d’obtenir une audition pour Danny et Hank, mais ils se sabotent à nouveau. Ellen fait la connaissance de Lester Chisholm (Charles Butterworth), qui accepte de financer un concert de Shaw. Danny réussit à convaincre Chisholm de faire jouer à Shaw une de ses compositions.

Fred Astaire et Paulette Goddard (Danny O'Neill et Ellen Miller)

Burgess Meredith (Henry "Hank" Taylor)

Artie Shaw (Artie Shaw)

Charles Butterworth (J. Lester Chisholm)

Fred Astaire et Paulette Goddard (Danny O'Neill et Ellen Miller)

Avis 3.00 sur 5
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11 nov 2010

Irène et Vernon Castle

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Irene Castle

La danse sociale a été développée et surtout médiatisée par un couple de danseurs professionnels ; Irène et Vernon CASTLE (1910). Ce couple qui bénéficia d’une immense popularité lança toutes ces danses aux Etats Unis. La danse sociale n’est pas une danse scénique, c’est une danse de tout le monde, ses précurseurs étaient ceux de la danse lisse (le Ballroom). Il faut préciser que c’était la première fois qu’un couple médiatisait des danses pour le grand public.

Avant 1910 les danses sociales, comme la Polka, la Valse, la Scottish, étaient surtout dansées par des jeunes car elles demandaient beaucoup d’endurance et dès que se développa le Ragtime il se développa aussi des danses beaucoup plus simples. Des danses qui avaient des noms d’animaux comme le : Fox-trot (pas de renard), le Turkey hot (pas chaud de dinde), le Grizzly bear (l’ours), le «  Bunny hogue  » (le bisou du lapin), le Camelwalk (la marche du chameau qui inspira James Brown et à son tour Michael Jackson et finalement qui prit le nom de « Moonwalk »).

Avec le développement des médias comme la radio il se créa une forte demande de musique et de danse, on assista au développement de concours de danse de « Ragdance », toutes les couches sociales venaient apprendre à danser et les danseurs devenaient des stars de tout premier ordre tel qu’Irène et Vernon CASTLE. Ce couple eut simplement l’intelligence de prendre toutes les anciennes danses de plantation de les « nettoyer », les codifier, de les aseptiser et de les structurer afin quelles soient dansables par « tout le monde ». Leur notoriété était tellement forte qu’on associait leurs noms à toutes ces danses. Irène et Vernon CASTLE avaient une popularité telle, qu’Irène réussit à changer les habitudes de la femme américaine, elle causa la mode des cheveux courts et transforma la robe serrée des années 1900 en robe fluide. Ce fut aussi Irène qui incita les femmes fortes, comme on les aimait à l’époque à devenir très mince, car elle était très fine et filiforme.

Ce couple a tellement marqué les danses sociales aux Etats Unis (et fut une telle réussite commerciale sans précédent) qu’il a été repris comme modèle 20 ans plus tard par un couple tout aussi fameux ; Fred ASTAIRE et Ginger ROGERS. (A voir, le film de Fred ASTAIRE et Ginger ROGERS « La vie de Irène et Vernon CASTLE »).

OFF JAZZ – HISTOIRE DE LA DANSE JAZZ 07 Irène et Vernon CASTLE.

A lire également :
Vernon and Irene Castle – Wikipedia, the free encyclopedia

Irène et Vernon CASTLE

Irene Castle

Irene Castle

Avis 3.00 sur 5
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11 nov 2010

La grande farandole

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The Story of Vernon and Irene Castle

Affiche du film

The Story of Vernon and Irene Castle
Film de H.C. Potter – USA – 1939

Réalisation : H.C. Potter
Producteur : George Haight pour la RKO
Scénario : Richard Sherman, Oscar Hammerstein II et Dorothy Yost d’après les livres d’Irene Castle
Photographie : Robert de Grasse
Son : Richard Van Hessen
Monteur : William Hamilton
Direction artistique :
Musique : Robert Russell Bennett
Chorégraphie : Hermes Pan
Décors : Van Nest Polglase
Costumier : Irene Castle et Edward Stevenson
Avec : Fred Astaire, Ginger Rogers, Edna May Oliver, Walter Brennan, Lee Fields, Etienne Girardot, Rolfe Sedan, Leonid Kinskey, Victor Varconi, Russell Hicks, …



Résumé

Quand Irene Foote rencontre Vernon Castle, celui-ci n’est encore qu’un comique de second ordre. Unis par l’amour et la passion du spectacle, le couple bâtit dès lors des numéros de danse qui, de Paris à New-York, vont lui procurer une gloire internationale…

The Story of Vernon and Irene Castle

Fred Astaire et Ginger Rogers (Vernon et Irene Castle)

The   Story of Vernon and Irene Castle

Edna May Oliver, Fred Astaire et Ginger Rogers (Maggie Sutton, Vernon et Irene Castle)

The Story of Vernon and Irene Castle

Fred Astaire et Ginger Rogers (Vernon et Irene Castle)

Avis 3.00 sur 5
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19 oct 2010

Amanda

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Affiche du film

Carefree
Film de Mark Sandrich – USA – 1938

Réalisation : Mark Sandrich
Producteur : Pandro S. Berman, RKO
Scénario : Allan Scott, Ernest Pagano, Dudley Nichols
Photographie : Robert de Grasse
Son : Hugh McDowell Jr
Monteur : William Hamilton
Direction artistique : Van Nest Polglase
Musique : Irving Berlin, Robert Russell Bennett
Chorégraphie : Hermes Pan, Fred Astaire
Décors : Van Nest Polglase
Costumier : Howard Greer
Avec : Fred Astaire, Ginger Rogers, Ralph Bellamy, Luella Gear, Clarence Kolb, Jack Carson, Franklin Pangborne, Walter Kingsford, Hattie MacDaniel, …

Résumé
Un psychanalyste doit soigner la fiancée d’un de ses amis, qui reporte sans cesse le mariage. Les séances de psychanalyse débutent mal mais peu à peu, le traitement fait effet : la jeune promise veut enfin se marier, mais avec le psy…

Fred Astaire et Ginger Rogers (Tony Flagg, Amanda Cooper)

Fred Astaire et Ginger Rogers (Tony Flagg, Amanda Cooper)

Fred Astaire et Ginger Rogers (Tony Flagg, Amanda Cooper)

Fred Astaire et Ginger Rogers (Tony Flagg, Amanda Cooper)

Avis 3.00 sur 5
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12 oct 2010

Une demoiselle en détresse

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Affiche du film

Damsel in Distress
Film de George Stevens – USA – 1937
Inspiré du roman de P.G. Wodehouse

Réalisation : George Stevens
Producteur : Pandro S. Berman
Scénario : P.G. Wodehouse, Ernest Pagano, S.K. Lauren
Photographie : Joseph H. August
Son : Earl A. Wollcott
Monteur : Henry Berman
Direction artistique : Van Nest Polglase
Musique : George Gershwin, Robert Russell Bennett
Chorégraphie : Hermes Pan, Fred Astaire
Costumier : Darrell Silvera
Avec : Fred Astaire, Gracie Allen, George Burns, Joan Fontaine, Reginald Gardiner, Ray Noble, Constance Collier, Montagu Love, Harry Watson, Jan Duggan, …

Résumé
Au manoir de Totleigh Castle, près de Londres, le personnel de la maison prend des paris sur le nom du futur mari de Lady Alyce. Au cours d’un voyage à Londres, cette dernière rencontre par hasard Jerry Halliday, vedette de Broadway, dont la réputation de séducteur s’avère plutôt encombrante…

Fred Astaire et Gracie Allen (Lady Alyce, Jerry Halliday)

Scène du film Damsel in Distress

Fred Astaire (Jerry Halliday)

Fred Astaire (Jerry Halliday)

Avis 3.00 sur 5
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09 oct 2010

Bojangles of Harlem

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Dans cet extrait du film Swing Timede 1936 intitulé Bojangles of Harlem Fred Astaire rend hommage au danseur noir Bill Bojangle Robinson.

Bill « Bojangles » Robinson, le roi des claquettes

Bill « Bojangles » Robinson, le légendaire danseur noir qui a inspiré tous les danseurs à claquettes conserve toujours une aura indéfectible aux USA. On continue à lui rendre hommage, plus de 50 ans après sa mort, avec des biographies, des chansons (notamment un tube de Sammy Davis Jr en 1972), une comédie musicale en 1993, un téléfilm plus récemment … Un juste hommage à un artiste exceptionnel, qui n’a pas eu l’opportunité de beaucoup se faire valoir à Hollywood à une époque où les acteurs noirs était condamnés à tenir de petits rôles de serviteurs abrutis.

Né en 1878 en Virginie, Bill Robinson n’a pas la chance d’aller à l’école (il apprendra à lire et écrire à plus de 40 ans) et doit dès son plus jeune âge travailler pour aider sa famille : tantôt cireur de chaussures, tantôt palefrenier. La danse était pour lui un amusement et un divertissement dans les réunions familiales, mais très vite elle devient un métier, plus lucratif que les autres. Il monte sur scène à 9 ans et participe à des spectacles destinés à un public noir (nous sommes en pleine période ségrégationniste). Son insouciance lui vaut le surnom de « Bojangles » qui l’accompagnera durant toute sa carrière. Au fil des années, sa réputation ne fait que croître et on le retrouve sur les scènes de Harlem : il est même engagé à l’occasion dans des spectacles destinés au public blanc. Il donne ses lettres de noblesse au « tap dance », les claquettes, un genre dont il est un des précurseurs, en privilégiant la légèreté. Il enchaîne les pas les plus compliqués sans jamais se départir d’un immense sourire, avec une aisance incroyable. Au Palace, queue de pie et chapeau haut de forme, il impressionne en créant sa fameuse danse sur un escalier qui fera un tabac. Inutile de dire qu’il sera beaucoup copié.

En 1928, à l’âge de 50 ans, il triomphe dans une revue, composée d’artistes noirs mais destinée à un public blanc. Ce qui ne l’empêche pas parallèlement de continuer à se produire à Harlem dans des spectacles pour un public noir. Une endurance incroyable motivée par de gros besoins d’argent, car il joue beaucoup aux courses et surtout est incroyablement généreux. On ne compte plus d’ailleurs les galas de charité auxquels il participe. Son civisme et soutien à de nombreuses associations caritatives, à la police de Harlem, et à des équipes de base-ball lui vaudront d’être nommé à titre honorifique « maire de Harlem ».

Après un petit rôle dans le musical Dixiana (1930) avec Bebe Daniels (le meilleur passage du film)(disponible aux States en DVD dans un pack de 50 films à un prix incroyablement bas), Bill Robinson se voit proposer un engagement à la Fox (avec à la clef le meilleur salaire qui ait jamais été offert à un comédien noir) qu’il accepte. Bien évidemment, il ne s’agit jamais de premiers rôles et il doit toujours jouer les majordomes ou serviteurs, « gentils » dans tous les sens du mot. Sa partenaire dans 4 films sera la gamine Shirley temple la reine du box office (apparemment, si on trouvait charmant de voir la petite gamine danser avec l’incarnation de l’oncle Bens il était hors de question dans cette Amérique raciste que Bill danse avec une adulte blanche).

Dans le petit colonel (1935), on retrouve la fameuse danse de l’escalier, avec la petite Shirley. C’est bien mignon, mais on peut comprendre que l’artiste ait été frustré. On raconte aussi qu’il était aigri en constatant qu’il lui avait fallu attendre d’avoir près de 60 ans pour devenir enfin riche et reconnu alors que de jeunes danseurs blancs bien moins doués n’avaient pas à faire de long apprentissage pour goûter la fortune et la gloire. Bill Robinson retourne alors sur scène. En 1943, à titre exceptionnel (effort de guerre oblige), la Fox réalise un film musical à la distribution 100% black : En dépit de ses 65 ans (mais c’est vrai qu’il ne les fait pas du tout !), Bill Robinson tient le rôle principal aux cotés de la belle Léna Horne, beaucoup plus jeune que lui.

Stormy Weather (1943) vaut surtout pour son incroyable distribution qui inclue les plus grands artistes blacks (Fats Waller, Katerine Dunham…), dans d’extraordinaires numéros. Si les Nicholas Brothers remportent la palme avec leurs incroyables grands écarts et acrobaties, Bill Robinson enchante encore avec sa désormais classique danse dans les escaliers. Il se permet également de battre un incroyable record de claquettes : en effet, dans la scène où il danse sur des tambours africains, il fait un total de 1984 pas en 4 minutes, soit 8 pas distincts par seconde ! (sans trucage !).
A sa mort en 1949, 500 000 personnes suivront le cortège du « maire de Harlem ». Alors que ses spectacles lui avaient permis de gager des sommes considérables, il est mort complètement ruiné. Dès qu’il avait quelque sou, il ne pouvait s’empêcher de les donner aux miséreux ou à des associations caritatives, ou de parier sur les hippodromes.

Malgré les années, la légende de Bill Robinson est toujours vivante aux States. En 1936, Fred Astaire avait déjà rendu un formidable hommage à Bill Robinson dans une séquence de swing time. La chanson de Sammy Davis Jr (qui décrivait plus un fan de Mr Bojangles que l’artiste lui-même) fut un des plus grands tubes du chanteur (1971). Le téléfilm tiré de sa vie a fait l’objet de critiques mitigées. Il semble qu’il s’attardait un peu trop sur les problèmes matrimoniaux de l’artiste (qui s’est marié plusieurs fois) et le grand danseur Gregory Hines, qui incarnait Bill, n’était pas au sommet de sa forme (il est décédé peu après). Depuis 1989, les États-Unis célèbrent le Tap Dance Day (Fête des claquettes) le 25 mai, jour anniversaire de la naissance de Bojangles. À cette occasion, Broadway est interdite aux automobiles et devient une immense piste de danse où chacun peut venir faire des claquettes. Sympa non ?


A lire :
Hors-champ noir et noires images de Gilles Mouëllic
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Fred Astaire, sur fond noir de Gilles Mouëllic
Comment le cinéma hollywoodien gomme l’apport noir en se l’appropriant : l’exemple d’une de ses plus grandes stars.

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[?]