Archive for novembre, 2006

21 nov 2006

Coup de coeur de François M : « The Station Agent »

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Film de Tom McCarthy – États-Unis, 2003


Scénario : Tom McCarthy
Directeur de la photographie : Oliver Bokelberg
Musique : Stephen Trask
Montage : Tom McArdle


Interprétation : Peter Dinklage, Patricia Clarkson, Bobby Cannavale, Michelle Williams, Paul Benjamin, Raven Goodwin, Jase Blankfort, Paula Garces, Josh Pais, Richard Kind, Lynn Cohen, Marla Sucharetza



Production : SenArt, Next Wednesday, États-Unis
Producteur : Mary Jane Skalski
Distribution : Diaphana Films, France

Avis 3.00 sur 5
[?]
21 nov 2006

Coup de coeur de François M : les indices

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Des indices simples

(Merci à Léo pour le prêt du train, à Ulysse pour le prêt du bonhomme)

Des indiceurs perplexes

Le train sifflera trois fois, 3h10 pour Yuma, et j’en passe


Aaaah, « Le chef de gare », et même « un nain ! »

Un peu de bière corse en l’honneur de François O


et c’est parti pour un film ignoré de tous
The Station Agent

Avis 3.00 sur 5
[?]
19 nov 2006

Coup de coeur de Vincent : C.R.A.Z.Y.

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C.R.A.Z.Y.
Canadien, 2006
Réalisateur : Jean-Marc Vallee
Scénario : François Boulay, Jean-Marc Vallee
Avec Michel Cote, Marc-André Grondin, Émile Vallée, Danielle Proulx, Maxime Tremblay, Pierre-Luc Brillant, Alex Gravel, Felix-Antoine Despatie, Natasha Thompson, Johanne Lebrun, …
Photo : Pierre Mignot
Distribution : Océan Films
Durée : 2h09




C.R.A.Z.Y ou un portrait de famille
par Stéphanie Nolin

Le film C.R.A.Z.Y. du réalisateur Jean-Marc Vallée (Liste noire) emprunte des sentiers peu fréquentés dans le corpus cinématographique québécois en dressant un portrait authentique et sensible d’une famille ordinaire du Québec. Vallée nous parle d’amour, d’acceptation et de différence avec pour toile de fond un Québec en plein changement, façonné et modernisé par la révolution tranquille et la montée du nationalisme.

Cette chronique familiale, se déroulant de 1960 à nos jours, aborde avec sincérité les bonheurs et les heurts d’une fratrie de cinq garçons tous plus différents les uns des autres. Au cœur de cette mêlée se trouve Zachary (fabuleux Marc-André Grondin), le quatrième de cinq frères. À travers ses yeux d’enfant puis d’adolescent perturbé, en constante recherche de l’assentiment de son père (toujours extraordinaire Michel Côté), nous revivrons plusieurs époques.

La musique omniprésente, véritable protagoniste du film, accompagne le propos, suggère les émotions et marque le passage du temps. Les Pasty Cline, Aznavour, David Bowie vibrent au même rythme que les personnages et nous font vibrer aussi. Les décors, les événements et les gestes posés, tous plus vrais que nature, sauront nous rappeler des souvenirs de notre jeunesse. Une attention particulière semble avoir été portée à chaque petit détail.

Marc-André Grondin incarne avec beaucoup de justesse et de sensibilité cet adolescent qui voudrait tant combler les idéaux de son père et qui refoule pour cette raison sa vraie nature. Michel Côté, dans le rôle du paternel affectueux mais maladroit qui refuse la différence, offre une performance extraordinaire et en émouvra certainement plus d’un. Notons également le jeu superbe de Danielle Proulx en mère de famille compréhensive et celui de Pierre-Luc Brillant dans la peau d’un junkie.

Avant d’être un film sur l’homosexualité, C.R.A.Z.Y. est d’abord un film sur une relation père-fils et sur ce besoin que nous avons tous d’être aimé et compris de nos parents. Sont palpables dans ce film l’attachement familial indéfectible et la filiation invisible qui unit une mère à son enfant. L’humour, utilisé intelligemment, désamorce parfois des situations qui pourraient sembler lourdes.

En fait, regarder C.R.A.Z.Y., c’est comme contempler notre propre portrait de famille. On y voit une famille typique qui vit des joies et des problèmes au quotidien. C.R.A.Z.Y., c’est en fait une célébration de ce lien immuable qui nous unit à quelqu’un, pour la vie. C’est aussi et surtout un hymne à la tolérance. Un film troublant, touchant, qui vous hantera probablement et qui pourrait s’avérer être le succès surprise de la saison estivale. À voir absolument!

Avis 3.00 sur 5
[?]
14 nov 2006

Coup de coeur de Vincent : les indices

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Des indices complètement fous

Des indiceurs pas mal non plus

(La gagnante)


Un peu de sirop d’érable de Normandie


et c’est parti
C.R.A.Z.Y.

Avis 3.00 sur 5
[?]
07 nov 2006

Coup de coeur d’Annick : No Man’s Land

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Film de Danis Tanovic – 2000 – Belgique-Bosnie


Interprétation : Branko Djuric (Tchiki), Rene Bitorajac (Nino), Georges Siatidis (Sergent Marchand), Katrin Cartlidge (Jane Livingstone), Filip Šovagovic (Cera), Serge-Henri Valcke (Capitaine Dubois), Sacha Kremer (Michel), Alain Eloy (Pierre), Bogdan Diklic (Officier serbe), Simon Callow (Colonel Soft), Tanja Ribic (Martha), Branko Zavrsan (Démineur)


Directeur de la photographie : Walther van den Ende
Monteuse : Francesca Calvelli
Chef décorateur : Dusko Milavec
Costumier : Zvonka Makuc
Producteurs : Marc Baschet, Frédérique Dumas, Marion Hänsel, Cédomir Kolar
Production : Grande-Bretagne : Counihan Villiers Productions, Italie : Fabrica, Belgique : Man’s Films, France : Noé Productions

Présentation de Anji Milanovic dans La plume noire

Sorte de prisme de la fureur et du travestissement de la guerre, No Man’s Land jette un regard sans concession sur les tranchées. Le réalisateur bosniaque Danis Tanovic, qui a lui-même servi dans l’armée, conte l’histoire de trois hommes, deux musulmans et un Serbe, pris au piège dans un fossé et confrontés à l’absurdité de leur destin.

A la suite d’une escarmouche, deux survivants, le Bosniaque Chiki (Branko Djuric – Le temps des gitans) et le Serbe Nino (Rene Bitorajac) se retrouvent dans la même tranchée. Croyant un soldat bosniaque mort, le comparse de Nino dissimule sous le cadavre une mine sensée exploser lors de son ramassage.

Enragé par la mort de son ami et cette ultime indignité, Chiki le tue pour ensuite découvrir que son copain est toujours vivant. Le film décrit alors les diverses tentatives mises en œuvre pour le sauver. Marchand (Georges Siatidis), un soldat français fatigué de ne faire rien, tente de lui venir en aide, mais un colonel (Simon Callow) du QG à Zagreb, plus intéressé dans sa secrétaire, le laissera s’ajouter à la longue liste des victimes de la sauvagerie de l’Europe orientale. Marchand, sachant que les dés sont pipés, fait appel aux media et, tout comme dans Three Kings, oblige l’ONU à intervenir ou à faire face à l’embarras.

Tanovic a comparé ce film à En attendant Godot de Samuel Beckett, à la seule différence que Godot apparaît finalement ici, sous l’uniforme des casques bleus des Nations Unies qui s’avèrent totalement inutiles. Plutôt qu’analyser la guerre, Tanovic dénonce une communauté internationale qui s’est tenue à l’écart en observant au lieu d’apporter son aide.

Alors que le grand cirque des media se met en marche, l’ONU planifie son inactivité, tandis que Nino et Chiki font connaissance quand ils n’essaient pas de s’entre-tuer. Dans un rare interlude de tranquillité, ils découvrent qu’ils ont tous deux côtoyé la même fille. Lorsque Nino annonce qu’elle est partie à l’étranger, Chiki suggère qu’elle est bien mieux là-bas. On a alors l’impression que ces deux hommes pourraient prendre un café ensemble s’ils n’étaient pas en guerre. Les petits détails font la force de ce film. Dans quel genre de guerre, un soldat porte-t’il des chaussures de tennis trouées et un t-shirt des Rolling Stones tandis qu’un autre trimballe des mines dans son sac ?

L’humour bosniaque est fort et noir comme le café, et ce film ne manque pas de caféine. Les échanges entre Chiki et Nino sont souvent hilarants et leurs discussions quant à qui a commencé la guerre sont à côté de la plaque mais d’une extrême importance. Lorsqu’un soldat déplore les massacres au Rwanda, l’intensité ne passe pas inaperçue. Quand arrivent enfin les casques bleus, ils sont accueillis par le commentaire « Voilà les schtroumpfs ! » (leurs uniformes sont bleus et ils sont inutiles). Dans une autre scène, un enfant fait tourner un soldat de l’ONU en bourrique en jouant l’accordéon jusqu’à ce que celui-ci lui donne un paquet de cigarettes.

Le chaos de tant de nations incapables de travailler ensemble est également comique. Les Anglais ne font pas confiance aux Français, les Bosniaques ne parlent pas anglais, et les Allemands sont toujours à l’heure. Tanovic se joue de l’absurdité de cette guerre aussi dans le choix des acteurs : des Croates interprètent des Serbes, des Bosniaques incarnent des Monténégrins, un Slovène est un démineur Allemand, etc.
Indépendamment de leur personnage, leur jeu est toujours convaincant. Branko Djuric, sorte de croisement entre Al Pacino et Serge Gainsbourg, est l’âme du film. La toujours excellente Katrin Cartlidge (Breaking the Waves, Before the Rain) est une journaliste anglaise avec la ténacité nécessaire tandis que Rene Bitorajac incarne parfaitement un soldat naïf mais en colère.

A l’opposé des habituelles productions glorieuses du genre, No Man’s Land dénonce l’absurdité et la futilité de la guerre et nous laisse avec l’image saisissante d’un homme piégé par une mine. Beaucoup de films importants traitant du sujet viennent de cette région ; en particulier Pretty Village Pretty Flame, Underground, Cabaret Balkan, Savior, Broken English, et Welcome to Sarajevo. Si No Man’s Land est spécifique à cette région, il est néanmoins universel dans son thème.

Lors de la projection du film au festival de l’AFI à Hollywood, en tant qu’américaine de première génération, il était intéressant de voir que la salle était en majorité composée d’émigrés yougoslaves de tous bords, tous riant des même dialogues auxquels les sous-titres ne pouvaient rendre justice. Considérant la fin du film, ceci était d’autant plus surréel et absurde.

Avis 3.00 sur 5
[?]
07 nov 2006

Coup de coeur d’Annick : l’indice

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Les indiceurs


(Hors concours) (La gagnante, comme d’hab)

Avis 3.00 sur 5
[?]